Photo by Joanna Kosinska

 

Bienvenue dans cette nouvelle section de notre blog, où nous vous embarquons pour décrypter ensemble le langage de l’industrie cosmétique. Prêts pour quelques surprises ?

On ne va rien vous apprendre : le business de la beauté, c’est en grande partie créer (et vendre) du rêve… Une envie à satisfaire, un peu de couleur, une star pour porter le message, et beaucoup de poudre aux yeux !

Avec la team BeautyMix, on a eu envie de fouiller dans tout ça, et d’aller démêler le vrai du faux, l’efficace du blabla marketing, le beau du douteux, le vrai du botox ! Tout ça pour mieux identifier ce qui est vraiment bon pour nous !

Alors suivez-nous pour quelques épisodes, quelques histoires que vous pourrez juger culottées – mais dans tous les cas qui ne vous laisseront pas indifférents…

A vos votes à la fin pour décerner les tout premiers BeautyMix Beauty Razzie Awards – le prix des meilleurs mensonges de la beauté ! 🏆

Et notre premier candidat est…

 

La crème Valaze – où comment Helena Rubinstein a lancé le concept de marketing dans l’industrie cosmétique 

 

Helena Rubinstein était un petit bout de femme (1m52 !) sacrément déterminée, et avec un vrai sens des affaires. A 24 ans, elle quitte la Pologne et ses parents lorsque ceux-ci tentent de la marier avec un homme qu’elle n’avait pas choisi… Chapeau Helena ! Imaginez-la, en 1896 (oui oui, l’époque des robes longues et des bateaux à vapeur !), qui décide de traverser le monde pour aller s’installer en Australie, malgré sa mauvaise connaissance de l’anglais, sa peur des chevaux, et son désamour du soleil !!

 

Photo by Josh Withers

 

Arrivée en Australie, elle s’aperçoit que sa peau laiteuse d’européenne de l’Est fait des envieuses… Elle flaire très vite le filon, et se lance alors dans la vente d’une crème de soin de son cru. Mais tout son génie apparait dans la façon dont elle la vend : elle prétend que sa crème est importée d’Europe, et a été conçue par un certain Dr Lykusky (dont on ne retrouva jamais la trace, vous vous en doutez !). Elle liste à ses clientes subjuguées des ingrédients exotiques, et fixe un prix luxueux pour son produit. Sa crème coûtant 10 pence à la fabrication, son comptable lui avait suggéré de vendre à un shilling le pot.

« Vous êtes fou ? aurait-elle répondu, les femmes n’achèteront pas une crème aussi bon marché ! Quand on veut améliorer son apparence, on veut avoir l’impression d’être traité comme quelqu’un d’exceptionnel… On va la vendre à sept shillings et sept pence le pot ! »

Juste avant sa mort, on retrouva dans ses archives la recette de sa crème miracle : « huile minérale, huile végétale, lanoline ». La lanoline est cette graisse de la laine de moutons qu’on trouve partout en Australie, et qu’elle avait parfumée pour en masquer l’odeur !

Alors… culottée, avant-gardiste ou charlatan ? A vous de juger ! 

Ce qu’on en retient côté BeautyMix? La lanoline, grâce à sa composition proche du sebum humain, a de très belles vertus cicatrisantes et apaisantes… Les jeunes mamans auront peut-être apprécié ses bénéfices pour soigner les crevasses dues à l’allaitement. Pour tous, elle constitue un très bon soin réparateur et anti-âge. On la trouve beaucoup en Australie. Pour nos amis vegan, il est possible de recréer une version végétale de la lanoline avec de l’huile de ricin et de la cire végétale, on vous en dira plus !

 

N’hésitez pas à nous faire vos retours !

A très vite.

 

La team BeautyMix

Catégories : Beauty Fact Check

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